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REGISTRES DU BUREAU
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[i 564]
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les Conseillers el Quarteniers pour les accompagner aud. service, et pareillement aux trois cappitaines des archers, arbalestriers et bacquebuliers qu'ilz eussent à appeller chascun vingt hommes de leurd, nombre pour y assister, el que les vingt hommes des archers allassent en l'Eglise de Paris par devers led. sr de Marivaulx pour faire ce qu'il leur ordonnera-
Et led. jour dc lundy, mesd. s" de la Ville sont partiz de l'Hostel de lad. Ville à deux heures de relevée en l'ordre qui ensuict :
Premierement, marchoient lesd, compagnies d'archers, arbalestriers et hacquebutiers, vestuz de leurs hocquetons de livrée.
Après eulx, les sergens de lad. Ville, vestuz de leurs robbes my parties et navires.
Après, suivoyent Mess™ Ies Prevost des Marchans, Eschevins et Greffier, vestuz de leurs bons habitz noirs.
Après eulx, aucuns de Mess" Ies Conseillers et Quarteniers, et allerent en l'Eglise de Paris, où se trouverent monsr de Marivaux, m°.d'hostel du Roy,
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m* des ceremonies, qui leur bailla leur place au dessoubz de Mess" les Generaux aux haultes chai-zes du costé senestre, et estoit la séance telle dedans le cueur de Nostre Dame aux haultes chaizes dud. cueur; du costé dextre estoit la Court de Parlement seulle, de l'autre costé senestre estoit au bout d'en hault les chevalliers de l'Ordre en dueuil, et au dessoubz d'eulx Mess" des Comptes, après eulx, Mess" les Generaulx de la Justice, et après eulx, Mess" de la Ville, et après eulx l'Université.
Fut allumé les cierges estans "dessus, et à l'envi-ron dud. cueur et de la chappelle ardente. Puis furent chantées les vespres de mors; ce faict, chascun s'en retourna.
Et le lendemain, Mess" de la Ville retournerent en l'Eglise de Paris, accompagnez des dessus nommez, pour ouyr led. service dud. Empereur; et fut chantée la grand messe de requiem bien solempnellement par monsr l'evesque de Tulles, qui faisoit l'office f1). Et fut dict le sermon funèbre par [ung religieux] de l'ordre des Augustins. Ce faict, Mess" s'en retournerent disner en l'Hostel de lad. Ville.
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DCLXX1I. — Procession generalle.
21 septembre 1564. (H 1784, fol. 277 r°-) '
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Et le lendemain, xixc jour de Septembre, furent faictz mandemens à Mess" les Conseillers, Quarteniers et deux bourgeois de chascun quartier, pour accompagner mesd. s" le lendemain jeudy, jour
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s' Mathieu, à la procession generalle et soiemp-nelle, qui seroit faicte, led. jour, pour rendre graces à Dieu de ce qu'il luy a pleu donner santé et convalescence à la Royne d'Espagne P>.
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de Gonnor, de Senectere, de Chemeaux et le comte de Gruyères. Cette relation donne également quelques détails sur la décoration de l'église Notre-Dame, dont le chœur était tendu de velours noir et transformé en chapelle ardente, au milieu de laquelle avait été dressé un catafalque couvert jusqu'à terre d'un drap d'or, croisé de satin blanc. Le service fut célébré par l'évêque de Rieux qui officia également le lendemain ; d'après le récit du greflier de la Cour, l'oraison funèbre fut prononcée par un docteur «n théologie, qui était non pas un religieux augustin, mais un dominicain du nom de Fourré; indépendamment des cierges allumés dans le chœur, des pauvres en deuil, porteurs de torches, se tenaient dans la nef, et les chevaliers de l'Ordre avaient chacun un cierge blanc pour venir à l'offrande. (Archives nationales, Parlement de Paris, X1* 1610, fol. 471 r°, 474 r°.)
'') D'après le registre capitulaire de Notre-Dame (Archives nationales, LL 102, p. 982), ce fut l'évêque de Tulle qui, le samedi 16 septembre, fit prier le chapitre de s'occuper des vêpres des morts et du service de l'empereur Ferdinand. L'évêque de Rieux, dont parle le greflier du Parlement, et l'évêque de Tulle étaient un seul et même personnage, Louis de Genouillac, appelé par le Pape à l'évêché de Rieux, mais qui fut obligé d'abandonner ce siège.
(s) Elisabeth de Valois, sœur de Charles IX, reine d'Espagne, était accouchée de deux filles, le 6 août, et avait été en danger de mort. M. de Saint-Sulpice écrivait, le 19 août, à Catherine de Médicis en lui donnant des nouvelles de la reine : Après -s'estre affolée de deux filles avec grandes douleurs et esfortz-, il fallut pratiquer plusieurs saignées et la ventouser "une infinité de foys pour lui oster ung pesant et irrémédiable sommeil quasi comme de letargie -, et l'ambassadeur ajoutait : "Je vous puys dire, Madame, que vous avez cuydé perdre celle qui plus que nulle aultre royne... eust esté infiniement regrettée de toute la ebrestienté..., laquelle il a pleu à Dieu nous Ia garder, assurant les médecins qu'à present elle est en meilleur estat.-. Malgré ces affirmations, Catherine de Médicis était très tourmentée et exprimait, le 3o août, dans une lettreà M. de Fourquevaux ses angoisses maternelles, au sujet «de Ia grande et périlleuse maladie de Ia royne catholique, sa fille, dont l'on ne m'escript pas la verité-. Dans une lettre du 27 septembre suivant, M. de Saint-Sulpice rendait compte à la Reine Mère du rétablissement de sa fille, qui n'avait plus de fièvre, avait bon appétit set recouvert son dormir naturel, estoit seulement bien foible, pallé et maigre de ceste grande et longue maladie, et de lant de seignées et divers maulx et accidens qu'elle a heus-; aussi, pour compléter sa guérison, M. de Saint-Sulpice réclamait-il les soins de l'un des bons médecins attachés à la Cour de France. (H. de la Ferrière, Lettres de Catherine de Médicis, t. II, p. 218, 220, 23o.)
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